.


Les songes éveillés de Jean François Rauzier

texte de  Guillaume Morel

Jean-François Rauzier inaugure, au musée des Années 3o de Boulogne-Billancourt, le nouvel Espace 2030 dédié à l’art contemporain.
Plongée dans l’univers fantastique d’un photographe qui réinvente le réel par la magie du numérique.
La vérité est dans l’imaginaires, écrivait Eugène Ionesco.
Une formule qui convient bien au travail de Jean-François Rauzier. Il dort peu, et rêve éveillé. Ses images virtuelles panoramiques, qu’il qualifie d’hyperphotos, résultent de milliers de clichés pris au téléobjectif et assemblés ensuite par ordinateur. Ce sont d’abord les lieux qui inspirent l’artiste. Ici, la gare abandonnée de Lanfranc (à la frontière espagnole), que Jean-François Rauzier à photographiée sous toutes ses coutures.
Sous la charpente métallique recomposée en une toile d’araignée très graphique, l’atmosphère est étrange.
Que font ces hommes accroupis au bord du trou noir? Pourquoi un cerf surgit-il de l’aveuglante lumière du dehors?
Cet immeuble, à gauche, inspiré par l’architecture victorienne du restaurant du Royal Opera de Londres réunit les plus grands chefs du monde entier. « Mon travail est d’ailleurs proche de la cuisine, avec une multitude d’ingrédients à doser, confie le photographe.
Les personnages qui habitent cette cité irréelle à ciel ouvert sont tous des écrivains fantastiques. Aussi futuristes soient-elles, les images de l’artiste font souvent référence au patrimoine (architectural, littéraire…) et à l’imaginaire collectif.


Les commentaires sont désactivés pour ce billet.